C'est un fait, on a tous une famille biologique hormis les types du genre "Kyle XY", et on devrait, "par convention", aimer ses membres (exception faite pour les types qui ont tué leur parents, frères et soeurs, par une nuit orageuse), ou du moins ceux les plus proches de nous sur l'arbre généalogique. Entre les "je vous deteste" des crises d'ado, les "touche pas à ma famille" des raclures et les "je vous aime" mielleux de la série "Sept à la maison", que penser de cet amour familiale, qui selon l'hypothèse la plus rapide qui me vienne à l'esprit serait transmis par le sang?
Qu'est ce que la "famille", autrement qu'un groupe d'individu ayant donc ce "lien du sang", et un espece de mythe pour spirituel selon lequel ce même "lien du sang" serait plus fort que tout. La famille, un nom aussi con qu'un autre qui passe du côté des valeurs telles que la tolérence, la droiture, etc...
C'est un phénomène inévitable, on est toute notre vie confronté à une famille et parfois même on l'aggrandit au fil des années, la famille est une énorme pieuvre, elle se propage comme de la fumée et on ne peut rien contre elle parce que qu'on le veuille ou non on fait partie de la famille, on en est prisonnier. Si j'étais une junkasse d'hippie je dirais que l'Homme n'est qu'une grande famille.
"On ne choisi pas sa famille", en effet, sinon bon nombre de personne se retrouveraient avec "les restes", ceux qui n'ont été choisi par personne, restaient sur le banc de touche, mais cette expression en dit beaucoup plus, on ne choisi pas, et pourtant, la plupart du temps on les aime.
Logiquement, les membres de notre famille devraient être ceux qu'on supporte le moins (théorie selon laquelle au plus on connait un individu, au moins on l'aime, puisqu'au plus on en sait de lui au plus on se rend compte de sa médiocrité, à part si on a de la chance et des non-boulet comme entourage), pardon, je veux dire, ceux qu'on connait le mieux, avec leur esprits étroits, leur grandeur de connerie et leurs echecs et frustrations qui font d'eux des cas soc' qui n'ont plus rien d'autre à faire que d'attendre leur mort en râlant (ok je généralise par ma propre exprerience/famille, mais chaque famille, "par convention", à son lot d'esprits étroits, de trou duc' et de cas soc' irrécupérables, du moins je crois), et pourtant, on entend rarement voir jamais (exception faite pour les ados en crise) quelqu'un dire haïr sa famille.
Mais pire que la haine, qui bien évidement existe, c'est ce qui a vallu des belles histoires de familles compliquées comme Les Feux de l'Amour, il y a l'indifférence. Peut-on ne partager rien d'autre que du sang avec des gens qu'on est forcé de cotoyer (exception faite pour les orphelins de naissance), qu'on apprend à connaitre au fil des années, comme en réalité n'importe quel idiot à qui on aurait adressé la parole dans la rue et avec qui on serait resté en contact? Qu'est ce que la famille autre que la définition précédente, une fatalité peut etre?
Depuis longtemps (toujours?), on nous a donné une belle image de la famille, on y a rajouté un peu de respect (qui se perd), de l'attachement, et on nous a fait avaler ce poison, que l'on a transmis, comme notre sang, aux membres nouveaux de cette belle, grande et heureuse famille...
